Letras de Édith Piaf

 

Adieu mon coeur

'cause I love you

C'est d'la faute à tes yeux

C'est merveilleux

C'était une histoire d'amour

Chanson de Catherine

Comme moi

Demain (il fera jour)

Emporte-moi

Et moi

Et pourtant

J'ai dansé avec l'amour

Je m'imagine

Jezebel

La belle histoire d'amour

La Foule

Le chant d'amour

La vie en rose

Le vagabond

l'Hymne à l'Amour

Les mots d'amour

Marie la française

Mon Dieu

Mon homme

On cherche un Auguste

Plus bleu que tes yeux

Rien de rien

Si tu partais


 

Adieu mon coeur

(Henri Contet / Marguerite Monnot- 1946)

Adieu mon cœur.
On te jette au malheur.
Tu n'auras pas mes yeux
Pour mourir...
Adieu mon cœur.
Les échos du bonheur
Font tes chants tristes
Autant qu'un repentir.

Autrefois tu respirais le soleil d'or.
Tu marchais sur des trèsors.
On était vagabonds.
On aimait les chansons.
Ç'a fini dans les prisons.

Adieu mon cœur.
On te jette au malheur.
Tu n'auras pas mes yeux
Pour mourir...
Adieu mon cœur.
Les échos du bonheur
Font tes chants tristes
Autant qu'un repentir...
Un repentir...

 

Subir


 

'cause I love you
(Eddie Constantine / Edith Piaf, Robert Chauvigny, 1950)

 

All day long
Life's a song
Just can't do any wrong
'cause I love you
Just a glance
When we dance
And I fall in a trance
'cause I love you
It's like floating on air
With no worry or care
I'm in Heaven enchanted, I swear!
You make fear
Disappear
When I feel you are near
'cause I love you
What a wonderful thrill
'cause I know that I will
Always love you
It may not be new
But believe me it's true
When I say "I love you"
All day long
Live's a song
All because I love you.

 

Subir


 

C'est d'la faute à tes yeux
(
Edith Piaf / Robert Chauvigny, 1950)

 

J'avais tant d'amour pour un homme.
Il en avait si peu pour moi.
C'est peu de chose la vie, en somme.
Je l'ai tué, tant pis pour moi...

Tout ça... C'est d'la faute à ses yeux,
Aux tiédeurs des matins,
A son corps près du mien.
Tout ça... C'est d'la faute aux beaux jours,
C'est d'la faute à l'amour,
Le ciel était trop bleu...

L'avocat qui prit ma défense
Conta notre roman d'amour
Et, pour prouver mon innocence,
Il en salit les plus beaux jours...

Tout ça... C'est d'la faute à tes yeux,
Aux tiédeurs des matins,
A son corps près du mien.
Tout ça... C'est d'la faute aux beaux jours,
C'est d'la faute à l'amour,
Mon ciel était trop bleu...

Le juge avait un air sévère.
Ses yeux n'avaient pas d'horizon.
D'une voix grave et sans colère,
M'a condamnée à la prison.

Tout ça... C'est d'la faute à mes yeux.
Ils ont vu dans les tiens
Que dansait mon chagrin.
Tout ça... C'est d'la faute aux beaux jours
Et j'ai vu mon amour
Pleurer sur mon ciel bleu...

 

 

Subir


 

C'est merveilleux
(
Henri Contet / Marguerite Monnot, 1946)

 

Le jour où tu m'as rencontrée
Etait un jour triste à mourir
Et je traînais dans mes pensées
Un ennui à n'en plus finir
Mais il a suffi que tu viennes
Pour que j'oublie toutes mes peines

{Refrain:}
C'est merveilleux
Quand on est tous les deux
Le bonheur nous surveille
C'est merveilleux
Quand on est amoureux
Les beaux jours se réveillent
C'est merveilleux
La vie est peinte en bleu
A grands coups de soleil
Puisque je t'aime et que tu m'aimes
C'est merveilleux

Nous passerons toute la vie
A chanter un si grand amour
Pour une chanson si jolie
La vie n'a pas assez de jours
Nous en ferons une harmonie
Qui ne sera jamais finie

{Refrain}

 

 

Subir



C'était une histoire d'amour
(
Henri Contet / J.Jal, 1943)

 

J'ai connu des jours magnifiques.
L'amour était mon serviteur.
La vie chantait comme un' musique
Et elle m'offrait des tas d'bonheurs
Mais j'en achetais sans compter :
J'avais mon cœur à dépenser.

C'était un histoire d'amour.
C'était comme un beau jour de fête,
Plein de soleil et de guinguettes,
Où le printemps m'faisait la cour
Mais quand le histoir's sont trop jolies,
Ça ne peut pas durer toujours.
C'était une histoire d'amour.
Ma part de joie, ma part de rêve,
Il a bien fallu qu'ell' s'achève
Pour me faire un chagrin d'amour.

Et tant pis si mes nuits sont blanches,
Tant pis pour moi si j'pleur' tout l'temps.
C'est le chagrin qui prend sa r'vanche.
Y a qu'le chagrin qui est content.
Vraiment, il y a de quoi rire.
J'ai l'impression d'vouloir mourir.

C'était un histoire d'amour.
C'était comme un beau jour de fête,
Plein de soleil et de guinguettes,
Où le printemps m'faisait la cour
Mais quand les histoir's son trop jolies,
Ça ne peut pas durer toujours..
C'était une histoire d'amour
Dont rien désormais ne demeure.
Il faut toujours que quelqu'un pleure
Pour faire une histoire d'amour.

 

 

Subir


Chanson de Catherine
(
C. Youri, A. Joumiaux / P. Damine, 1951)

Te voilà mariée, Catherine,
Sans joie et sans amour.
Celui que tu aimes, Catherine,
Est perdu pour toujours...

Qu'ils étaient doux, les jours passés,
Mais à quoi bon les évoquer ?
Un oiseau noir crie dans la nuit.
Hier, Catherine, tu as dit "oui"
Et maintenant, il faut danser.
Il faut danser... et oublier.
Pourquoi pleurer, la belle enfant ?
Les violons jouent tendrement...

Te voilà mariée, Catherine,
Sans joie et sans amour.
Celui que tu aimes, Catherine,
Est perdu pour toujours...

Il est au bout de ton jardin,
Un très vieux chêne, où un garçon
Avait jadis gravé ton nom
Dans un seul cœur, auprès du sien.
Vois-tu, celui qui tu aimais,
Vois-tu, celui qui tant t'aimait...
Eh ! L'oiseau noir !... Que me dis-tu ?
C'est à ce chêne qu'il s'est pendu...

Te voilà mariée, Catherine,
Sans joie et sans amour.
Celui que tu aimes, Catherine,
Est perdu pour toujours...

Petite Catherine, demain matin,
Dans l'eau glacée de ton chagrin,
Dans l'eau étrange de la mer,
Tu flotteras, les yeux ouverts,
Les yeux ouverts sur ton destin
Et, dans ta robe de satin,
Juste où la mer se mêle au ciel,
Tu rejoindras l'amant fidèle...

Te voilà mariée, Catherine,
Mariée avec l'amour...
Celui que tu aimes, Catherine,
Est à toi pour toujours...

 

 

Subir


 

Comme moi
(Claude Delécluse, Michèle Senlis / Marguerite Monnot, 1957)

 

Peut-être bien qu'ailleurs,
Une femme a le cœur
Eperdu de bonheur
Comme moi...
Et que d'un geste heureux
Elle soulève un peu
Le rideau de soie bleue,
Comme moi...
Pour regarder en bas
Son amour qui viendra
La prendre dans ses bras,
Comme moi...
Elle attend son amour,
Les yeux de son amour,
Les bras de son amour,
Comme moi...

Peut-être bien aussi,
Qu'à l'instant, elle vit,
Le meilleur de sa vie,
Comme moi...
Et qu'en fermant les yeux,
Elle abandonne un peu
Sa main dans ses cheveux,
Comme moi...
Peut-être qu'à son cœur,
Elle épingle une fleur
Et puis regarde l'heure,
Comme moi...
Et pense à son amour,
Aux yeux de son amour,
Aux bras de son amour,
Comme moi...

Peut-être bien encore
Qu'elle entendra plus fort
Son cœur battre et qu'alors,
Comme moi...
Elle voudra crier
En entendant monter
Un pas dans l'escalier,
Comme moi...
Comme moi dans l'instant
Où mon cœur en suspens
Se retient un moment,
Contre toi...
Et puis meure, mon amour,
Dans tes yeux, mon amour,
Dans tes bras mon amour,
Mon amour...

 

 

Subir


 

Demain (il fera jour)
(
Marcel Achard / Marguerite Monnot, 1951)

 

Demain il fera jour.
C'est quand tout est perdu
Que tout commence.
Demain il fera jour.
Après l'amour,
Un autre amour commence.
Un petit gars viendra en sifflotant,
Demain...
Il aura les bras chargés de printemps,
Demain...
Les cloches sonneront dans votre ciel,
Demain...
Tu verras la lune de miel briller,
Demain...
Car demain :
Tu vas sourire encore,
Aimer encore, souffrir encore,
Toujours...
Demain il fera jour.

Dans ton cœur brisé pour toujours,
Il reste encore de l'amour.
Tu crois ta douleur si profonde
Que ta vie va s'arrêter là...
La plus belle fille du monde
Peut toujours donner plus qu'elle a...

Demain il fera jour.
C'est quand tout est perdu
Que tout commence.
Demain il fera jour.
Après l'amour,
Un autre amour commence.
Un petit gars viendra en sifflotant,
Demain...
Il aura les bras chargés de printemps,
Demain...
Les cloches sonneront dans votre ciel,
Demain...
Tu verras la lune de miel briller
Demain...
Car demain :
Tu vas sourire encore,
Aimer encore, souffrir encore,
Toujours...
Demain il fera jour.
Demain...

 

 

Subir


 

Emporte-moi
(
Jacques Plante / Francis Laï, 1962)

 

A Paris, la nuit, Pigalle s'illumine.
Les clients des bars ont des mauvaises mines.
Sous les lampes crues,
Les sourires se fardent.
Dans un coin, éperdus,
Deux amants se regardent.

Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici.
Emporte-moi là-bas, dans ton pays.
Arrache-moi de ce monde où je vis.
Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici...

A Paris, la nuit, les cœurs vieillissent vite.
Sur le seuil des bars, des lèvres vous invitent.
Sous les lampes crues,
Des souvenirs grimacent.
Dans un coin, éperdus
Nos deux amants s'enlacent.

Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici.
Emporte-moi là-bas, dans ton pays.
Arrache-moi de ce monde où je vis.
Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici...

Au petit matin, le ciel devient tout rose.
Le quartier s'éteint, c'est l'heure où l'on arrose.
Au dernier bistrot,
Le patron fait la gueule.
Une femme au bar chantonne toute seule.

La-la-la...
Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici...

 

 

Subir


 

Et moi
( Michel Emer, 1953)

 

Je ne savais pas prier.
Je n'avais pas la manière.
Si quelquefois, je l'ai fait,
C'était lorsque j'avais faim.
Maintenant, chaque matin,
Je fais la même prière.
Donnez-moi aujourd'hui
Son amour quotidien.
Les arbres ne peuvent pas vivre sans la pluie.
Les fleurs ne peuvent éclore dans la nuit.
Sans eau, les poissons d'or ne respireraient plus
Et moi... sans toi je suis perdue...
Sans brise, le voilier ne pourrait jamais avancer.
Sans la musique, personne ne pourrait plus danser.
Sans le soleil, les oiseaux ne chanteraient plus
Et moi... sans toi je suis perdue...

Je n'ai ni foi ni loi.
Quand tu es loin de moi,
Tout est sombre et sans joie,
...Sans toi...
Sans toi, tout semble amer.
La terre est un enfer.
Tu m'es plus nécessaire que l'air.
Les blés, pour se dorer, ont besoin de lumière.
Dieu, pour être adoré, a besoin de mystères.
Le cœur des hommes, sans amour, ne battrait plus
Et moi... sans toi je suis perdue...
Le cœur des hommes, sans amour, ne battrait plus
Et moi... sans toi, je suis perdue...

 

 

Subir


 

Et pourtant
(
Pierre Brasseur / Michel Emer, 1956)

 

Je t'aime...
Tu m'aimes...
Bonheur...
Nos cœurs...
Et pourtant...
Il y aura toujours un pauvre chien perdu,
Quelque part, qui m'empêchera d'être heureuse.
Il y aura toujours, dans un journal du soir,
Une gosse de vingt ans qui meurt de désespoir.

Voyages...
Mirages...
Heureux...
Nous deux...
Et pourtant...
Il y aura toujours, seul devant l'océan,
Une femme en noir qui pleure et qui attend.
Il y aura toujours un petit garçon pas riche
Qui rêvera des îles devant une belle affiche.

Caresse...
Ivresse...
Tes bras...
Prends-moi...
Et pourtant...
Il y aura toujours une lettre anonyme
Qui viendra salir le bonheur des amants.
Il y aura toujours dans la chambre à côté
Un silence de mort après les cris d'amour.

Je t'aime...
Tu m'aimes...
Bonheur...
Nos cœurs...
Et pourtant...
Il y aura toujours un pauvre chien perdu,
Quelque part, qui m'empêchera d'être heureuse...

 

 

Subir


 

J'ai dansé avec l'amour
(
Edith Piaf / M. Monnot, 1941)

 

{Refrain:}
J'ai dansé avec l'amour.
J'ai fait des tours et des tours.
Ce fut un soir merveilleux.
Je ne voyais que ses yeux si bleus,
Ses cheveux couleur de blond.
Lui et moi, que c'était bon.
L'amour avait dans ses yeux
Tant d'amour, tant d'amour,
Tant d'amour, d'amour.

Lui et moi contre lui,
Au-dessus la nuit,
Tournent dans le bruit.
Moi, n'osant pas parler,
Le corps bousculé,
J'étais admirée.
Lui, la musique et lui.
Partout l'amour, partout la fièvre
Et nos corps frissonnants.
Moi, la musique et moi.
Partout ses yeux, partout ses lèvres
Et puis mon cœur hurlant.

{Refrain}

 

 

Subir


 

Je m'imagine
(Nita Raya / Marguerite Monnot, 1960)

 

Je m'imagine ton enfance
Avec tes grands yeux étonnés.
Oh comme j'envie ceux que la chance
A fait grandir à tes côtés.
J'aurais tant voulu te connaître
Depuis des années, des années.
Tu serais devenu mon maître,
Moi, ton esclave passionnée.
J'aurais aimé vivre dans l'ombre,
Au moindre souffle intervenir
Pour éclairer tes heures sombres,
Faire partie de tes souvenirs...
Mais parle-moi de ta jeunesse
Que je veux suivre pas à pas,
Dans tes plaisirs, dans tes tristesses,
Dans tes soucis et dans tes joies.
Si tu savais comme je veux boire
Les mots de ta bouche adorée.
Tu me raconterais des histoires
Sans jamais vouloir t'arrêter.

Tu m'as dit que ta vie commence
Depuis que tu m'as rencontrée
Et que jamais tu ne repenses
Aux événements de ton passé...

Répète encore pour moi ces choses
Qui pénètrent au fond de mon cœur.
Ah, mon amour, redis ces choses,
Ces choses qui ressemblent au bonheur.
Est-ce vrai que là, dans la tête
Rien d'autre ne te fait envie
Et que jamais tu ne regrettes
D'être mon homme pour la vie ?

 

 

Subir


 

Jezebel
(Charles Aznavour / W.Shanklin, 1951)

 

Jezebel... Jezebel...
Ce démon qui brûlait mon cœur
Cet ange qui séchait mes pleurs
C'était toi, Jezebel, c'était toi.
Ces larmes transpercées de joie,
Jezebel, c'était toi... Jezebel, c'était toi...

Mais l'amour s'est anéanti.
Tout s'est écroulé sur ma vie,
Écrasant, piétinant, emportant mon cœur,
Jezebel...
Mais pour toi,
Je ferais le tour de la terre,
J'irais jusqu'au fond des enfers.
Où es-tu ? Jezebel, où es-tu ?

Les souvenirs que l'on croit fanés
Sont des êtres vivants
Avec des yeux de morts vibrants encore de passé
Mais mon cœur est crevé d'obsession.
Il bat en répétant
Tout au fond de moi-même
Ce mot que j'aime,
Ton nom...
Jezebel... Jezebel...

Mais l'amour s'est anéanti.
Tout s'est écroulé sur ma vie,
Écrasant, piétinant, emportant mon cœur
Jezebel... Mais pour toi,
Je ferais le tour de la terre,
J'irais jusqu'au fond des enfers
En criant sans répit,
Jour et nuit,
Jezebel...
Jezebel...
JEZEBEL...

 

 

Subir


 

La belle histoire d'amour
(
Edith Piaf / Charles Dumont, 1960)

 

Quand un homme vient vers moi,
Je vais toujours vers lui.
Je vais vers je-ne-sais-quoi.
Je marche dans la nuit.
Je cherche à t'oublier
Et c'est plus fort que moi :
Je me fais déchirer.
Je n'appartiens qu'à toi...

Je n'oublierai jamais
Nous deux, comme on s'aimait
Toutes les nuits, tous les jours,
...La belle histoire d'amour...
...La belle histoire d'amour...
Pourquoi m'as-tu laissée ?
Je suis seule à pleurer,
Toute seule à chercher...
Un jour où j'attendais,
J'ai longtemps attendu.
J'espérais... J'espérais...
Tu n'es pas revenu.
Je me suis révoltée.
Je me suis résignée.
J'ai crié, j'ai pleuré,
J'ai nié, j'ai prié...

Je n'oublierai jamais
Nous deux, comme on s'aimait
Toutes les nuits, tous les jours.
...La belle histoire d'amour...
...La belle histoire d'amour...
Pourquoi m'as-tu laissée ?
Je suis seule à pleurer,
Toute seule à chercher...

Quand un homme me plaît,
J'fais des comparaisons.
Je n'arrive jamais
A lui donner raison.
C'est ta voix que j'entends.
C'est tes yeux que je vois.
C'est ta main que j'attends.
Je n'appartiens qu'à toi...

Je n'oublierai jamais
Nous deux, comme on s'aimait
Toutes les nuits, tous les jours,
...La belle histoire d'amour...
...La belle histoire d'amour...
Pourquoi m'as-tu laissée ?
Je suis seule à pleurer,
Toute seule à chercher...

J'espère toujours en toi.
Je sais que tu viendras.
Tu me tendras les bras
Et tu m'emporteras...
Et tu m'emporteras...
Et tu m'emporteras...
Et tu m'emporteras...
Et tu m'emporteras...
Et tu m'emporteras...

 

 

Subir


 

La Foule

 

Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.

Entraînés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux...

Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...

Entraînée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé...

 

 

Subir


 

Le chant d'amour
(
Edith Piaf / Charles Dumont, 1963)

 

Si vous voulez bien écouter,
Je vais chanter un chant d'amour,
Un chant d'amour banal à souhait
Pour deux amants qui s'adoraient.
Si vous me laissez raconter
L'histoire d'amour belle à rêver,
Alors, laissez-moi chanter...

Si vous me laissez raconter,
Je vais pleurer leur chant d'amour
Car hélas on a séparé
Nos deux amants, nos fous d'amour.
Ils en sont morts d'un même chagrin.
Je ne peux chanter le chagrin,
Alors, laissez-moi pleurer...

Oui, mais ceux qui se sont aimés,
Vraiment aimés, aimés d'amour,
Ils se retrouveront un jour,
Là dans le temps, et pour toujours
Et je suis sûre que, maintenant,
Ils sont ensembles nos amants,
Alors, laissez-moi chanter...

La-la-la...
La-la...
...
Alors, laissez-moi chanter...

 

 

Subir


 

La vie en rose
( Edith Piaf /  Louigy, 1942)

 

Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens

{Refrain:}
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ça me fait quelque chose
Il est entré dans mon cœur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est lui pour moi,
Moi pour lui dans la vie
Il me l'a dit, l'a juré
Pour la vie.
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon cœur qui bat.

Des nuits d'amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Des ennuis, des chagrins s'effacent
Heureux, heureux à en mourir

{au Refrain}



{Nota: variante pour le dernier couplet:}

Des nuits d'amour à en mourir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis, les chagrins s'effacent
Heureux, heureux pour mon plaisir

 

 

Subir


 

Le vagabond
(
Edith Piaf / Louiguy, 1941)

 

J'ai l'air comm' ça d'un' fille de rien
Mais je suis un' personn' très bien.
Je suis princesse d'un château
Où tout est clair, où tout est beau.
Un grand jardin rempli de fleurs.
Dans le ciel bleu, plane mon cœur.
Les fleurs aux arbres s'accrochant
Sont toujours blanches comme au printemps.

Mais un vagabond,
Qui est joli garçon,
Me chante des chansons
Qui donnent le frisson.
Il marche le long des routes
En se moquant du temps.
Il chante pour qui l'écoute,
Les cheveux dans le vent.
C'est un vagabond
Qui est joli garçon.
Il chante des chansons.
La la la la...

Il m'a dit : "Quitte ton château.
Contre mon cœur il fera chaud.
Je te donnerai de l'amour
Et nous nous aimerons toujours."
S'il n'était pas prince d'argent,
Il était mon prince charmant.
Comm' je suis un' jeune fill' très bien,
J'peux pas d'venir un' fill' de rien.

C'est un vagabond
Qui est joli garçon.
Il chante des chansons
Qui donnent le frisson.
Il marche le long des routes
En se moquant du temps.
Il chante pour qui l'écoute,
Les cheveux dans le vent.
C'est un vagabond
Qui est joli garçon.
Il chante des chansons.
La la la la la la la la !

Mais mon histoire n'est pas vraie.
Ce n'est qu'un rêve que j'ai fait
Et quand je me suis réveillée,
L'soleil était sur l'oreiller.
Et chaque soir, quand je m'endors,
Je cherche en vain mon rêve d'or.
Cett' fois je quitt'rai mon château
Pour suivre mon prince si beau.

C'est un vagabond
Qui est joli garçon.
Il chante des chansons
Qui donnent le frisson
Et je me vois sur la route
En me moquant du temps,
Et c'est mon cœur qu'il écoute,
Notre amour dans le vent.
Nous somm's vagabonds.
Nous chantons des chansons.
Moi j'ai des frissons.
La la la la la la la la !

 

 

Subir


 

l'Hymne à l'Amour
(
Edith Piaf / Marguerite Monnot, 1950)

 

Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importe les problèmes
Mon amour puisque tu m'aimes

J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais

Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrais aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime
Dieu réunit ceux qui s'aiment

 

 

Subir


 

Les mots d'amour
(Michel Rivgauche / Charles Dumont, 1960)

 

C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer, des fois,
Des fois, j' voudrais crier
Car j' n'ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça.
Ça, je peux te l'jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C'est sûr que j'en mourrais,
Que j'en mourrais d'amour,
Mon amour, mon amour...

C'est fou c' qu'il me disait
Comme jolis mots d'amour
Et comme il les disait
Mais il ne s'est pas tué
Car, malgré mon amour,
C'est lui qui m'a quittée
Sans dire un mot.
Pourtant des mots,
'y en avait tant,
'y en avait trop...

C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer, des fois,
Des fois, je voudrais crier
Car j' n'ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça.
Ça, je peux te l'jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C'est sûr que j'en mourrais,
Que j'en mourrais d'amour,
Mon amour, mon amour...

Et voilà qu'aujourd'hui,
Ces mêmes mots d'amour,
C'est moi qui les redis,
C'est moi qui les redis
Avec autant d'amour
A un autre que lui.
Je dis des mots
Parce que des mots,
Il y en a tant
Qu'il y en a trop...

C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer des fois,
Des fois, j' voudrais crier
Car j' n'ai jamais aimé,
Jamais aimé comme ça.
Ça, je peux te l'jurer.
Si jamais tu partais,
Partais et me quittais,
Me quittais pour toujours,
C'est sûr que j'en mourrais,,
Que j'en mourrais d'amour
Mon amour, mon amour...

Au fond c' n'était pas toi.
Comme ce n'est même pas moi
Qui dit ces mots d'amour
Car chaque jour, ta voix,
Ma voix, ou d'autres voix,
C'est la voix de l'amour
Qui dit des mots,
Encore des mots,
Toujours des mots,
Des mots d'amour...

C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer, des fois...
Si jamais tu partais,
C'est sûr que j'en mourrais...
C'est fou c' que j' peux t'aimer,
C' que j' peux t'aimer... d'amour...

 

 

Subir


 

Marie la française
(
Jacques Larue / Philippe Gérard, 1956)

 

Oh, mon Paname, que tu es loin
Pour les filles de mauvaise vie,
Et que la Seine était jolie
Sous le soleil du mois de juin,
Sous le soleil du mois de juin.

Au fond du vieux Sidney,
Sous le pont du chemin de fer,
On vient de faire son affaire
A Marie la française.
Faut pas s'en étonner
Car, avec les matafs,
Dès qu'ils sont un peu pafs
Vaut mieux planquer son pèse.
Quatre-vingt-cinq dollars,
Ça s' claque un soir de bringue
Quand on vient d'accoster.
Après deux mois sans femmes
Ils n' pouvaient pas savoir
Qu'elle était assez dingue
De mettre ça d' côté
Pour revoir Notre-Dame.

Oh, mon Paname, que tu es loin
Pour les filles de mauvaise vie
Et que la Seine était jolie
Sous le soleil du mois de juin,
Sous le soleil du mois de juin.

Au cimetière de Sidney,
Un pasteur, en passant,
Marmonne avec dédain
Une prière anglaise.
Faut pas s'en étonner :
Chez les gens bien pensants,
Tout le monde se fout bien
De Marie la française.
Seule une petite vieille
Continuera de croire
Qu'avec un homme très chic
Sa fille est mariée
Et les jours de soleil,
Dans sa rue Rochechouart,
Pensera qu'aux Amériques
Marie l'a oubliée...

Oh, mon Paname, que tu es loin
Pour les filles de mauvaise vie
Et que la Seine était jolie
Sous le soleil du mois de juin,
Sous le soleil du mois de juin.

 

 

Subir


 

Mon Dieu
(Michel Vaucaire / Charles Dumont, 1960)

 

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu !
Laissez-le-moi
Encore un peu,
Mon amoureux !
Un jour, deux jours, huit jours...
Laissez-le-moi
Encore un peu
A moi...

Le temps de s'adorer,
De se le dire,
Le temps de se fabriquer
Des souvenirs.
Mon Dieu ! Oh oui...mon Dieu !
Laissez-le-moi
Remplir un peu
Ma vie...

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu !
Laissez-le-moi
Encore un peu,
Mon amoureux.
Six mois, trois mois, deux mois...
Laissez-le-moi
Pour seulement
Un mois...

Le temps de commencer
Ou de finir,
Le temps d'illuminer
Ou de souffrir,
Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu !
Même si j'ai tort,
Laissez-le-moi
Un peu...
Même si j'ai tort,
Laissez-le-moi
Encore...

 

 

Subir


 

Mon homme
(Albert Willemetz, Jacques-Charles / Maurice Yvain, 1920)

 

Sur cette terr', ma seul' joie, mon seul bonheur
C'est mon homme.
J'ai donné tout c'que j'ai, mon amour et tout mon cœur
À mon homme
Et même la nuit,
Quand je rêve, c'est de lui,
De mon homme.
Ce n'est pas qu'il est beau, qu'il est riche ni costaud
Mais je l'aime, c'est idiot,
I'm'fout des coups
I'm'prend mes sous,
Je suis à bout
Mais malgré tout
Que voulez-vous

Je l'ai tell'ment dans la peau
Qu'j'en d'viens marteau,
Dès qu'il s'approch' c'est fini
Je suis à lui
Quand ses yeux sur moi se posent
Ça me rend tout' chose
Je l'ai tell'ment dans la peau
Qu'au moindre mot
I'm'f'rait faire n'importe quoi
J'tuerais, ma foi
J'sens qu'il me rendrait infâme
Mais je n'suis qu'un' femme
Et, j'l'ai tell'ment dans la peau ...

Pour le quitter c'est fou ce que m'ont offert
D'autres hommes.
Entre nous, voyez-vous ils ne valent pas très cher
Tous les hommes
La femm' à vrai dir'
N'est faite que pour souffrir
Par les hommes.
Dans les bals, j'ai couru, afin d'l'oublier j'ai bu
Rien à faire, j'ai pas pu
Quand i'm'dit : "Viens"
J'suis comme un chien
Y a pas moyen
C'est comme un lien
Qui me retient.

Je l'ai tell'ment dans la peau
Qu'j'en suis dingo.
Que cell' qui n'a pas aussi
Connu ceci
Ose venir la première
Me j'ter la pierre.
En avoir un dans la peau
C'est l'pir' des maux
Mais c'est connaître l'amour
Sous son vrai jour
Et j'dis qu'il faut qu'on pardonne
Quand un' femme se donne
À l'homm' qu'elle a dans la peau ...

 

 

Subir


 

On cherche un Auguste
(
Robert Gall / Charles Dumont, 1962)

 

"On cherche un Auguste"...
Pancarte en plein vent
Ecrite à la craie.
On cherche un Auguste...
Je suis là devant,
Sous le ciel mouillé.
J'ai poussé le rideau
Du cirque en plein air
Qui fait le gros dos
Sous le vent d'hiver.

On cherche un Auguste...
J'ai demandé le patron
Qui dormait au fond.
Il m'a dit "C'est juste",
Rajustant son melon.
"Si tu veux, causons.
- Pour ce que vous cherchez,
Je ferais bien votre affaire.
Je connais des histoires.
J'amuse les copains.
J' suis un boute-en-train,
Comme disait ma mère,
Et puis j'aimerais bien
Voyager au loin.

- On cherche un Auguste...
Mais faut pas, mon garçon,
Te faire d'illusions
Car la place d'un Auguste,
Comme situation,
C'est pas le vrai filon.
Les habits fripés,
La figure blême,
Les claques sur le nez,
Jamais de "Je t'aime".
Pour les grands voyages,
On fait dans l'année
La Lièvre et la Lier
Et pour toute fortune,
T'as le clair de lune
Et les poches trouées.
...Eh ! L'homme !
Ben, ne t' sauves pas comme ça..."

...On cherche un Auguste...

 

 

Subir


 

Plus bleu que tes yeux
(Charles Aznavour, 1951)

 

Lorsque je lève les yeux,
Je rencontre le ciel
Et je me dis : "Mon Dieu,
Mais c'est sensationnel,
Tant de bleu."
Lorsque je lève les yeux,
Je rencontre tes yeux
Et je me dis : "Mon Dieu,
C'est vraiment merveilleux,
Tant de bleu."

Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.
Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.
Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.
Plus fort que mon amour pour toi,
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.
Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.

Si un jour tu devais t'en aller
Et me quitter,
Mon destin changerait tout-à-coup
Du tout au tout.

Plus gris que le gris de ma vie,
Rien ne serait plus gris,
Pas même un ciel de pluie.
Plus noir que le noir de mon cœur,
La terre en profondeur
N'aurait pas sa noirceur.
Plus vide que mes jours sans toi,
Aucun gouffre sans fond
Ne s'en approchera.
Plus long que mon chagrin d'amour,
Même l'éternité
Près de lui serait court.
Plus gris que le gris de ma vie,
Rien ne serait plus gris,
Pas même un ciel de pluie.

On a tort de penser, je sais bien,
Aux lendemains.
A quoi bon se compliquer la vie
Puisqu'aujourd'hui...

Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.
Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.
Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.
Plus fort que mon amour pour toi
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.
Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois que les rêves
Que m'apportent tes yeux...

 

 

Subir


 

Si tu partais
(Michel Emer, 1947)

 

Notre bonheur est merveilleux.
Notre amour fait plaisir à Dieu.
Il est plus pur, il est plus clair
Que l'eau limpide des rivières.
Mon cœur étouff' quand tu es là.
Ne touche pas à tout cela !

{Refrain:}
Si un jour,
Tu brisais notre amour,
Si un jour,
Tu partais pour toujours,
Tout sombrerait dans la nuit.
Les oiseaux, dans leurs nids,
Ne chanteraient plus
Leurs chants éperdus.
Si un jour,
Tu brisais notre amour,
Si un jour,
Tu partais sans retour,
Les fleurs perdraient leur parfum
Et ce serait la fin de toute joie.
Reste avec moi.
Crois-moi, c'est vrai :
J'en mourrais si tu partais.

Tes yeux pour moi sont bien plus beaux
Qu'un rayon de lune dans l'eau.
Lorsque tu pars quelques instants,
C'est comme la neige au printemps.
Tu reviens, tu me tends les bras.
Ne touche pas à tout cela !

{Refrain}

 

 

Subir


 

Rien de rien
(
Charles Aznavour / Pierre Roche, 1951)

 

Rien de rien...
Il ne se passe jamais rien pour moi.
Je me demande pourquoi !
Rien ! Rien ! Rien !
Il ne se passe jamais rien !...
Rien de rien...
Il ne se passe jamais rien pour moi.
Je me demande pourquoi !
Rien ! Rien ! Rien !
Il ne se passe jamais rien !...

Du matin à l'heure où je me couche,
Tout ici est calme et banal.
J'aimerais qu' 'y s'passe quequ' chose de louche,
De la prime ou du pas normal.

Rien de rien...
Il ne se passe jamais rien pour moi.
Je me demande pourquoi !
Rien ! Rien ! Rien !
Il ne se passe jamais rien !...

Voici un couple qui murmure
Et dans une chambre veut se glisser...
Je devine une tendre aventure...
Mais ils vont chacun d'leur côté !

Rien de rien...
Il ne se passe jamais rien pour moi.
Je me demande pourquoi !
Rien ! Rien ! Rien !
Il ne se passe jamais rien !...
Rien de rien...
Il ne se passe jamais rien pour moi.
Je me demande pourquoi !
Rien !...
Il ne se passe jamais rien !...
Rien de rien...
Il ne se passe jamais rien pour moi.
Je me demande pourquoi !
Rien ! Rien ! Rien !
Il ne se passe jamais rien !...

Deux hommes parlent à voix basse,
Discutant pleins d'animation.
Pour écouter, je change de place,
Mais hélas, je n'entends que "oui, non".

Rien de rien...
Il ne se passe jamais rien pour moi.
Je me demande pourquoi !
Rien ! Rien ! Rien !
Il ne se passe jamais rien !...

Ce qu'y s'passe pas, j'aimerais qu'ça s'passe,
Que ça s'passe ne serait-ce que pour moi,
Comme ça je verrais ce qu'y s'passe
Et je pourrais dire qu'ça s'passe pas !

Rien de rien...
Il ne se passe jamais rien pour moi.
Et je me demande pourquoi !
Rien ...
Il ne se passe jamais rien !

 

 

Subir